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LE SAINT SANG DE MIRACLE
À BOIS-SEIGNEUR-ISAAC

SON HISTOIRE - SA CHAPELLE - SON PÈLERINAGE

Imprimatur Mechliniae, 8 Aprilis 1932, F. Tessens, vic. gen.

 

PERMIERE PARTIE

HISTOIRE DU SAINT-SANG

CHAPITRE I.

Le Seigneur Isaac

Entre Nivelles, la ville sanctifiée par la fille du bienheureux Pepin de Landen, sainte Gertrude, et Waterloo, devenu célèbre par la bataille qui marque la fin de l'épopée napoléonienne, s'étend un plateau vaste et élevé. Le voyageur qui le parcourt renconte à cinq kilomètres de Nivelles, sur la chaussée qui conduit à Notre-Dame de Hal, une oasis de verdure, qui domine la flèche d'une antique chapelle gothique. C'est Bois-Seigneur-Isaac.

L'origine de la chapelle est fort ancienne. Elle remonte à la fin du XIe siècle. Un seigneur du pays, nommé Isaac, avait planté près de son château, entre l'orient et le midi, un petit bois, qui a donné son nom à la localité, et, proche du manoir à l'ombre d'un tilleul, il avait placé une statue de la Très Sainte Vierge. Parti pour la Croisade, en compagnie de Godefroid de Bouillon, il fut fait prisonnier par les Sarrasins. Alors il eut recours à la Très Sainte Vierge pour obtenir sa délivrance. La Reine du Ciel lui apparut et lui dit. "Comment toi qui là-bas, devant la porte de ton logis, me laisses en plein air, exposée aux pluies et aux neiges, oses-tu maintenant m'appeler à ton secours?"

Le seigneur Isaac fut saisi de crainte et de confusion; mais bientôt il comprit que les paroles de la divine Mère étaient moins un reproche qu'un appel à la confiance. Il promit, si la liberté lui était rendue, d'élever, à Bois-Seigneur, une chapelle où l'image de Marie serait abritée et constamment honorée.

Délivré miraculeusement, il exécuta son voeu. Il fit en outre une fondation pour assurer, dans le nouveau sanctuaire, la célébration de trois messes par semaine. Dès lors, la Vierge du tilleul fut invoquée sous un titre bien doux et bien encourageant. On l'appela Notre-Dame de Grâce et de Consolation.

La statue primitive était vénérée depuis deux siècles dans son sanctuaire de Bois-Seigneur, lorsqu'en 1336, à l'occasion d'une terrible épidémie, les habitants d'Ittre obtinrent de la porter en procession à travers les rues de leur paroisse. Constatant que sur son passage le fléau avait disparu, ils crurent que la reconnaissance leur faisait un devoir de ne plus s'en séparer. Avec l'autorisation de Guillaume, évêque de Cambrai, ils la gardèrent parmi eux. Elle devint dès cette époque et demeure encore aujourd'hui la douce et bienfaisante Madone de la paroisse d'Ittre. Toutefois N-D. de Grâce et de Consolation n'oublia pas le sanctuaire élevé en son honneur, fidèle à réaliser son beau titre elle consola ses enfants de Bois-Seigneur, affligés de ne plus posséder son image bénie. Elle leur obtint une faveur insigne, qui devait rendre à jamais célèbre l'humble chapelle du seigneur Isaac.

 

CHAPITRE II.

Mystérieuses visions

C'était en 1405. Dans le vieux manoir du seigneur Isaac, le chevalier Jean de Huldenberghe, appelé aussi Jean du Bois, continuait les traditions chrétiennes de ses ancêtres et prédécesseurs, quand il fut favorisé de célestes communications. Le mardi avant la Pentecôte, voici que vers minuit une voix inconnue, l'appelant par son nom, l'arrache au sommeil. Devant lui se dresse un homme d'une trentaine d'années, couvert d'un manteau bleu doublé d'hermine, et environné d'une lumière qui eût fait pâlir les rayons du soleil. A cette vue, le chevalier est terrassé de frayeur; mais bientôt il se ressaisit et demande ce qu'on lui veut. Alors le mystérieux personnage, entr'ouvrant son manteau, laisse voir de larges plaies qui lui couvrent tout le corps et répandent des ruisseaux de sang. "Regarde, dit-il d'une voix plaintive, combien j'ai été cruellement traité. Je t'en prie, aie pitié de moi, cherche-moi un médecin capable de me guérir, et fais-moi justice."

Celui qui parlait ainsi, c'était - le lecteur l'a déjà deviné, - Celui-là même qui, suivant la parole du prophète, a été couvert de blessures à cause de nos péchés (Isaïe, ch. LIII, 5.) Mais il ne venait pas à la pensée de notre bon chevalier qu'il pût être favorisé d'une apparition divine. "Certes, répondit-il, votre état m'inspire une profonde pitié. Quel est l'homme assez dur, assez inhumain pour n'en être pas ému? Mais je ne sais où trouver un médecin suffisamment expert pour remédier à de si cruelles blessures. Quant à vous faire justice, mon rang ne me donne pas un pouvoir assez grand pour tirer de l'attentat dont vous êtes victime la vengeance qu'il réclame."

Evidemment, Jean du Bois n'avait pas compris. Ce bon Samaritain qui panse les plaies du divin blessé, ce vengeur qui lui fait justice, c'est le chrétien qui s'applique à expier ses propres péchés et ceux des autres. Notre-Seigneur, en ce langage symbolique, demandait pénitence et réparation. "Ce médecin, reprend-il, tu le trouverais facilement si tu cherches bien. - Comment ne serais-je pas tout couvert de plaies, ajoutait-il, puisque chaque jour on m'en fait de nouvelles?" Puis, il montre au voyant une très large plaie qu'il avait au côté, semblabe, dit l'ancienne chronique, à celle qu'on peint au côté droit de Notre-Seigneur Jésus-Christ. "Regarde de plus près cette blessure, disait l'Apparition. C'est celle qui me cause le plus cruel tourment".

Jean du Bois se désolait de ne pouvoir répondre à des plaintes si tochantes que par une stérile compassion. "Si tu ne peux me procurer d'autre remède, reprit le bon Maître, au moins porte la main sur mes plaies afin de les adoucir. Fais ce que tu peux, et je t'en saurai gré, jusqu'à ce que tu puisses mieux faire, et qu'alors je pardonne au monde." En disant ces mots, il disparut.

La nuit suivante, même apparition. Notre-Seigneur reprenait Jean du Bois de sa négligence. "Voici, lui disait-il, que je t'ai découvert mes plaies, je t'ai exposé mes douleurs et fait connaître mes tourments, afin que tu voulûsses bien prendre compassion de moi, et me chercher un médecin qui me guérit et qui soulageât mes peines, et tu n'en as rien fait! Ne trouverai-je personne qui s'intéresse à moi, et qui consente à prendre ma cause en main? Laissera-t-on mes plaies s'envenimer? Faudra-t-il me courroucer contre un monde qui reste sourd à mes plaintes?"

Jean du Bois, plus perplexe que jemais, ne se doutait pas encore qu'il fût l'objet d'une de ces faveurs que l'humilité tient à ensevelir dans le plus profond silence. Le matin venu, il raconta tout à ceux de son entourage, leur demandant avis et conseils. Il les étonna fort, mais ne put en obtenir aucune lumière. Alors il pria son frère de lui tenir compagnie durant la nuit suivante, pour le rassurer par sa présence et au besoin pour le défendre. Tout deux s'enfermèrent soigneusement. Vaine précaution! L'apparition se produisit pour la troisième fois.

D'abord tout se passa comme dans les précédentes visions. Mais quand Notre-Seigneur réclama de nouveau les soins d'un charitable médecin, Jean du Bois lui fit cette naïve réponse: "Ce médecin, si je le fais venir, où pourrai-je l'adresser? J'ignore qui vous êtes, et je ne sais pas davantage le lieu de votre résidence." Alors le Seigneur de lui dire. "Prends la clef de la chapelle, et vas-y: là tu me trouveras et tu sauras qui je suis." Il semblait au chevalier qu'il exécutait cet ordre, et que, s'avançant jusqu'au sanctuaire, il apercevait au-dessus de l'autel, Jésus Christ suspendu à la croix, le corps tout déchiré de cruelles blessues, et, répandant, par son côté entr'ouvert, une grande abondance de sang.

Cette fois, le voyant a reconnu le divin Crucifié. Il se prosterne devant Lui, "à l'exemple de Madeleine, brûlant d'amour et ému de compassion et de pitié". Extérieurement sa douleur et ses angoisses se manifestaient par une agitation violente, que son frère ne s'expliquait pas, et surtout par une sueur de sang dont tous ses membres étaient couverts.

Revenu à lui, le bon chevalier, avec une douce ironie, reprochait à son frère de ne l'avoir pas mieux gardé, et lui narrait que le personnage de la vision l'avait tancé de sa négligence. "Il nous a menacés, ajoutait-il, de se courroucer encore plus fortement contre le genre humain, si on ne lui témoignait pas plus d'intérêt, ... et, après m'avoir montré ses plaies saignantes, il m'a fait la même requête que précédemment. Je vois par là que c'est N.-S. Jésus-Christ... Véritablement. je l'ai vu mourir, et tellement tourmenté de la plaie de son côté, que de là est sorti une fontaine de sang. Nous le retrouveront ce matin nouvellement mort sur l'autel."

Cette réflexion peut nous paraître étrange. Jean du Bois ne savait-il pas que le Christ ressuscité ne meurt plus? Il ne pouvait ignorer ce point élémentaire de la doctrine chrétienne, car son instruction religieuse n'avait pas été négligée: la chronique contemporaine nous apprend même que, dans ses conversation, il aimait à citer les saints Ecritures. Il est donc vraisemblable que par cette expression théologiquement inexacte, il voulait simplement faire entendre dans quel état lamentable le Sauveur lui était apparu. Peut-être aussi était-ce là une parole prophétique. Bientôt en effet, sur ce mème autel où Jean du Bois avait cotemplé en vision le Christ expirant, on allait trouver l'Hostie nageant, pour ainsi dire, dans son sang, comme une victime immolée.

 

CHAPITRE III.

Le Miracle Eucharistique

§ I. - LA VOIX CELESTE.

Jean du Bois venait d'avoir sa dernière vision. C'était le vendredi matin. Le curé de Haut-Ittre, sur la paroisse duquel se trouvait alors Bois-Seigneur, prenait tranquillement son repos. Tout à coup, il entend une voix qui lui dit: "Sir Pierre, lève-toi, et va de suite célébrer la Messe de la Ste-Croix dans la chapelle de Bois-Seigneur-Isaac." Le prêtre se réveille, saisi d'étonnement. L'ordre qu'il reçoit lui paraît étrange; il ne peut en soupçonner la raison. Mais c'est vaiment le Ciel qui vient de lui parler; il ne peut en douter; force lui est d'obéir. Il remet à plus tard un service annivesaire qu'il devait célébrer ce jour-là dans son église paroissiale, et, accompagnée de son vieux clerc, il se rend à Bois-Seigneur. Avec lui, entre dans la chapelle un groupe de fidèles, qui, au son de la cloche, sont venus du voisinage. Parmi eux, se trouve Jean du Bois. Encore sous l'impression de ses récentes vision, le pieux chevalier paraît pensif et perplexe.

§ II. - L'EFFUSION DU SAINT-SANG.

Après avoir déplié le corporal, mais, selon la coutume du temps, seulement dans la longueur, Pierre Ost commence la messe de la Ste-Croix. Il y a dans son attitude, dans les traits de son visage, une expression de recueillement et de ferveur dont les assistants sont vivement frappés: on sent que pour lui aussi, il s'est passé quelque chose d'extraordinaire. Arrivé à l'offertoire, à l'instant où il va prendre le calice pour en faire l'oblation il aperçoit sur le corporal, qu'il vient d'ouvrir entièrment, une parcelle considérable d'hostie consacrée - environ la huitième partie d'une grande hostie. - C'était, sans nul doute, par une permission divine qu'il l'avait oubliée, lorsque le mardi précédent il était venu célébrer dans le sanctuaire de Bois-Seigneur. Il veut la recueillir et la mettre en réserve pour la consommer avant les ablutions; il y porte respectueusement les doigts; mais il ne peut pas l'ôter: elle semble lui opposer une invincible résistance. Il essaie encore: efforts inutiles! Tout-à-coup, il voit des gouttes de sang sortir de la sainte parcelle et se répandre sur le corporal. A ce spectacle, glacé d'épouvante, il pâlit, il tremble, il se sent défaillir, il va tomber sans connaissance. Son clerc s'en aperçoit, fait signe à Jean du Bois. Le pieux chevalier s'approche de l'autel, se rend compte du prodige, y voit un nouvel acte du drame mystérieux dont il est témoin depuis déjà trois nuits, et reconnaissant là le doigt de Dieu. "Allons, Messire, dit-il à voix basse, ne vous effrayez pas. Cette merveille vient de Dieu; confiance! il nous manifestera sa volonté sainte."

Un peu réconforté par ces encourageantes paroles, Pierre Ost prend un autre corporal, met de côté celui qu'avait déjà rougi le sang miraculeux, et poursuit le divin Sacrifice. Jamais il n'avait éprouvé, devant les saints mystères, un si profond respect. Malgré lui, sa pensée se reporte sans cesse sur l'hostie sanglante qui est là, sur l'autel, et fascine ses regards. C'est à grand'peine qu'il parvient à dominer la frayeur qui l'étreint.

La messe terminée, Jean du Bois et les autres assistans s'étant approchés, Pierre Ost leur présenta, sur le corporal, l'hostie miraculeuse. Il leur montra le sang qui suintaint toujours, s'étendait peu à peu sur le linge sacré, et soulevait l'hostie, sans la dissoudre, sans même en altérer l'éclatante blancheur.

Le bruit de cet évènement se répandit bientôt dans tous les pays environnants. Riches et pauvres, grands et gens du peuple, accoururent à la chapelle de Bois-Seigneur. A leur tour, ils virent le sang qui coulait goutte à goutte, et formait comme une nappe liquide sur laquelle reposait l'Hostie.

Les jours se succèdent, et le miracle continue; il est évident, palpable. Chacun le comtemple à loisir; les prêtres le touchent de leurs mains.

Le cinquième jour seulement, le mardi après la Pentecôte, le sang cessa de couler. Il avait alors atteint l'épaisseur d'un doigt sur trois de largeur, fortement imprégné les six premiers doubles du corporal, qui était replié huit fois sur lui-même, et pénétré jusqu'au septième pli. Durant les jours qui suivirent il se coagula peu à peu, mais il ne sécha complètement qu'après le jeudi du T. Saint Sacrement.

§ III. - CONFIRMATION DU MIRACLE.

La nouvelle d'un tel prodige ne pouvait pas rester longtemps ignorée de l'autorité ecclésiastique. Le diocèse de Cambrai, dont dépendait Bois-Seigneur, avait alors à sa tête le célèbre Pierre d'Ailly. Ce Prélat voulut examiner lui-même le corporal teint du sang miraculeux. Il le reçut des mains de Sire Jean Correman, doyen de Hal, et le garda environ deux ans pour surveiller les modifications qui pourraient s'y produire. Il se fit passer successivement dans un bain de vin, de lait et de lessive, mais il dut constater que la tache de sang ne s'effaçait point, ne subissait pas même la plus légère altération. Considérant dès lors le corporal comme une précieuse relique, il en eût volontiers doté son église cathédrale; mais sur les instances de Jean du Bois et de quelques autres pieux personnages, il le rendit à Bois-Seigneur. Aussi bien, tenait-il à honorer l'humble chapelle, théâtre d'un si grand miracle. Persuadé qu'elle était destinée à devenir un lieu de bénédiction, il voulut la faire consacrer solennellement par son auxiliaire. L'autel fut dédié au Saint-Sang de Miracle, à la Ste Vierge et à St Jean-Baptiste. C'était le 3 mai 1411.

Vers la même époque, Pierre d'Ailly reçu du Pape Jean XXIII, la pourpre cardinalice avec la mission de légat à latere pour le diocèse de Cambrai et pour toute l'Allemagne. Pendant qu'il s'acquittait de cette délégation pontificale, il vit venir à lui Jean du Bois, qui le suppliait de bien vouloir confirmer officiellement l'authenticité du miracle.

A pareilles requêtes, l'Eglise ne répond qu'avec une sage lenteur et après le plus sévère examen. Malgré le résultat des minutieuses expériences auxquelles il avait soumis le corporal du Saint-Sang, en dépit de sa conviction personnelle et de la voix populaire, qui proclamait sans hésitation le caractère miraculeux de l'événement, Pierre d'Ailly ne voulut pas se prononcer avant d'avoir épuisé toutes les mesures de prudence, qui s'mposent dans une matière de cette importance: il ordonna un procès d'information. Par lettre datées du 23 septembre 1413, il nomma commissaires de l'enquête, trois personnages ecclésiastiques de Nivelles. Le Doyen de Ste-Gertrude, le Prieur des Guillemins et le Révérend Père Gardien des Cordeliers. Les témoins furent choisis parmi les plus dignes de foi. Après avoir prêté serment sur les saints Evangiles, ils dirent ce qu'ils avaient vu lors de l'effusion du sang miraculeux; ils racontèrent les autres faits extraordinaires, qui étaient venus corroborer le caractère surnaturel du prodige: châtiments terribles infligés aux esprits forts qui s'en étaient raillés, secours merveilleux obtenus par les pieux fidèles en récompense de leur foi au Saint-Sang.

Rapport de ces dépositions fut dressé en date du 10 octobre 1413. Le 18 octobre suivant, le Cardinal Légat publiait une bulle par laquelle, suivant ses propres termes, il confirmait, en vertu de l'autorité apostolique, l'authenticité du miracle et déclairait véritable relique, digne d'être à jamais révérée et honorée, le corporal du Saint-Sang. Cette bulle, munie du sceau pontifical, est encore actuellement conservée dans les archives de Bois-Seigneur.

Pierre d'Ailly ne se contenta pas d'approuver la dévotion au Saint-Sang; il l'encouragea en octroyant des indulgence à ceux qui viendraient vénérer les saintes reliques le vendredi avant la Pentecôte, jour anniversaire du miracle. Il ordonna que chaque année, le dimanche après la Nativité de la Ste Vierge, il se fit, à Bois-Seigneur, une procession solennelle, avec les mêmes chants liturgique qu'au jour de la Fête-Dieu. Il accordait aussi de précieuses faveurs spirituelles à ceux qui prendraient part à cette manifestation eucharistique. Un curieux document, datant de 1667, nous apprend qu'à la fin du XVIIe siècle, la procession du Saint-Sang était encore en honneur et que pendant l'octave qui suivait, on faisait l'office su Saint-Sacrement (Relation d'un voyage fait en Flandres, Brabant, Hainaut... par M. Michel de S. Martin. Caen, Marin Yvon 1667). Sans doute, il en fut ainsi jusqu'à la Révolution. Rétablie en 1896, par l'autorité diocésaine, la procession instituée jadis par Pierre d'Ailly, se célèbre maintenant à la même date avec une solennité qu'elle n'avait peut-être jamais connue.


Transcription par P.O. Schenker, © by Editions Immaculata, CH-9050 Appenzell